38 projets bénéficient de 921 millions FCfa du Fopica
13 Avril 2017

Sur 137 dossiers de projets reçus (production, distribution, exploitation et formation), 38 ont été sélectionnés pour bénéficier d’un financement global de 921 millions  de FCfa de la gestion 2016 du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle. L’occasion de la publication des résultats du Fopica a été saisie pour procéder à la distribution symbolique de la Carte professionnelle des métiers du cinéma et de l’audiovisuel.

La gestion 2016 du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle a connu deux appels à projets. Le premier concerne la filière production et le second appel concerne les filières de la distribution, exploitation et formation. Selon le secrétaire  permanent du Fopica, Abdoul Aziz Cissé qui proclamait hier les résultats, à l’issue de ces échéances, au total 137 dossiers de projets, toutes filières confondues, ont été reçus. « Par la suite, le comité de gestion du Fopica a mis en place une commission de dépouillement  pour ne retenir que 38 dossiers de projets dont un pour la filière distribution, 4 projets pour l’exploitation, 8 pour la formation, 5 pour l’accompagnement des apprenants, 2 pour les séries télévisées, 3 pour les courts métrages, 3 pour les projets documentaire et 12 pour les longs métrages fiction y compris les projets en développement », informe M. Cissé. 
A ces projets, le Fopica a alloué un montant global de 921 millions de FCfa. Soit 560 millions de FCfa à la filière production et 361 millions de FCfa aux projets de distribution, exploitation et formation.

D’après le directeur de la Cinématographie, Hugues Diaz, pour cette gestion 2016, un grand retard a été accusé dans la publication. Car, soutient-il, la sélection a été ouverte à d’autres filières autres que celle de la production à savoir la distribution, l’exploitation et la formation. Aussi, avons-nous donné le temps aux porteurs de projet de bien les ficeler. « L’année dernière, nous avons eu 32 projets et cette année avec tous les autres secteurs que nous avons inscrits, nous avons 6 projets de plus », dit-il.

74 cartes professionnelles
Présidant la cérémonie de proclamation des résultats de la gestion 2016 du Fopica, le ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye, s’est réjoui, tout d’abord, de la continuité des succès du cinéma sénégalais à travers le monde notamment la récente consécration du film court métrage soutenu par le Fopica intitulé « Xalé bou rer - l’enfant perdu » du jeune réalisateur Abdou Khadir Ndiaye et du producteur émérite Omar Sall de Cinékap.

« Ces belles réussites prouvent que nous avons, au Sénégal, un vivier de talents auteurs, réalisateurs, acteurs, techniciens et producteurs prêts à répondre à l’exigence toujours plus grande des cinéphiles et des téléspectateurs », argue M. Ndiaye. S’exprimant sur le Fopica, le ministre de la Culture, par ailleurs président du Comité de gestion de ce fonds, souligne qu’il a de réelles satisfactions et des raisons d’espérer pour la qualité des productions terminées et celles à venir.

« Les films comme «Félicité» du réalisateur Alain Gomis et du producteur Cinekap ainsi que «Kemtiyu - Séex Anta» du réalisateur Ousmane William Mbaye nous procurent des succès éclatants à travers le monde. Ces performances prouvent évidemment la rigueur des choix des projets à financer par le Fopica mais également du professionnalisme et du sérieux affichés de certains porteurs de ces projets que je tiens à féliciter et à donner en exemple », dit-il.

Aussi, invite-t-il les autres bénéficiaires du Fopica 2015 à hâter la cadence en terminant et en livrant leurs productions qui devront être toutes présentées au chef de l’État dans les deux mois à venir comme convenu dans les contrats. Ce n’est que cela qui renforcera la crédibilité et la durabilité de ce Fopica.

La proclamation des résultats de la sélection des projets de films a été également une occasion de remettre symboliquement les premières cartes professionnelles des métiers du cinéma et  de l’audiovisuel. Le ministre de la Culture s’est également dit très heureux de l’adhésion des professions cinématographiques et audiovisuelles, tous âges et toutes expériences confondus, à la Carte professionnelle qui a connu un véritable engouement dès sa mise en place.

Relance des Récidak
 « Sur 147 dossiers de candidature déposés, vous êtes 74 professionnels à avoir passé avec succès, pour la première session de janvier 2016. Je tiens à vous en féliciter personnellement et invite à plus de candidatures pour les sessions à venir », a-t-il lancé. Tout en exhortant les détenteurs de la carte professionnelle à redoubler d’efforts dans leurs tâches respectives et le respect des règles de déontologie de la profession, mais également à être plus productifs et compétitifs dans le marché national et international de l’image.

Mbagnick Ndiaye a annoncé la reprise des Rencontres cinématographiques internationales de Dakar (Récidak) en novembre 2017 ainsi que l’organisation d’un cycle de rencontres - échanges et de négociations entre les patrons de chaînes de télévisions et de plateformes numériques, les producteurs audiovisuels et le ministère de la Culture, en vue de mettre en œuvre des stratégies communes de production et de diffusion de contenus locaux à l’ère de la Tnt.

Maguette Guèye DIEDHIOU

Source: 
lesoleil.sn
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