|
Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano
La Compagnie du Théâtre National du Sénégal dénommée Daniel SORANO, du nom du célèbre comédien franco-sénégalais, a été inaugurée en 1965.
C’est un édifice ultra moderne dans sa conception architecturale et sa scénographie. Il répond aux mêmes normes que les théâtres de type classique, avec une scène à l’italienne. Les dépendances comprennent des loges, des ateliers de conception de costumes, une réserve à décors, une salle de réception, des bureaux, un hall d’exposition et un bar.
En 1999, des travaux de réfection ont permis de réhabiliter Daniel SORANO.
Le Théâtre, qui dispose de plus de 1000 places, est aujourd’hui rénové et prêt à accueillir le public dans les conditions de qualité et de confort requises.
Trois structures, indépendantes mais solidaires composent l’ensemble dénommé THEATRE NATIONAL DANIEL SORANO
L’Ensemble national de Ballet
C’est la plus ancienne des trois troupes. Elle est issue de l’ancien Ballet africain de la Fédération du Mali (créé en 1960) et n’a jamais démenti ses origines.
Son nom de baptême, "La Lingère" est un grand nom. En wolof cela veut dire "Princesse". Tout un programme, et un pari à tenir quand on sait que "La Lingère" s’est jurée, avec ses trente cinq danseurs et danseuses, de restituer à la vie la beauté et la liberté des corps rendus à eux-mêmes et au rythme, la dignité sans fard, l’élégance et la hauteur morale qui prévalaient dans les grands empires et royaumes africains.
Ambassadrice de l’authenticité intemporelle de l’Afrique, "La Linguère" a sillonné le monde : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Israël, Italie, Mexique, Pays-Bas, sans oublier l’Afrique.
Un parcours marqué par de nombreuses récompenses, depuis le Grand Prix du Festival de Carthage (1970) jusqu’au Prix du Festival Manosque (1998) en passant par le Prix du meilleur ballet au Festival de la ville de Los Angeles (1995).
Ainsi, depuis 1961, "La Linguère" a effectué 150 mois de tournées, produit 6000 représentations devant plus de 8.000.000 de spectateurs de 60 pays différents, parcours émaillé de flatteuses critiques de la part de la presse internationale.
La Troupe nationale dramatique
Créée en prévision du Premier Festival mondial des Arts nègres (Dakar, 1966), la Troupe nationale dramatique a accumulé les expériences, et, en un peu plus de trente ans, a assis sa renommée. Elle bénéficie, aujourd’hui, d’une large audience aussi bien en Afrique qu’en Europe.
La Troupe nationale dramatique c’est avant tout la qualité. Ses pensionnaires sont pratiquement tous des comédiens professionnels issus de l’ancien Institut national des Arts, devenu Ecole nationale des Arts.
La Troupe s’est produite pour la première fois le 18 juillet 1965 dans "La FILLE DES DIEUX" d’Abdou Anta KÂ. Depuis, son répertoire s’est enrichi de nombreuses productions dont certaines lui ont valu des distinctions internationales
La Troupe Nationale Dramatique, c’est tout à la fois :
un théâtre d’environnement enraciné dans les valeurs culturelles sénégalaises et africaines, une ouverture sur le monde, un théâtre de recherche conciliant tradition et modernité, qui, à l’instar des lamantins de Senghor qui vont boire à la source de Simal, a commencé par puiser dans son patrimoine pour ensuite explorer l’inépuisable répertoire universel.
L’Ensemble lyrique traditionel
L’Ensemble lyrique traditionnel est la troupe la plus choyée, l’enfant chérie des sénégalais qui attendent ses visites périodiques comme le paysan attend la première pluie d’hivernage.
L’Ensemble lyrique traditionnel serait plutôt "une pluie de voix d’or", appartenant à des artistes comme Soda FALL, Madiodio GNINGUE, Marie Ngoné NDIONE ou encore Arame CAMARA et Athia WELE.
L’Ensemble lyrique traditionnel c’est aussi une grande diversité d’instruments qui s’entendent, se parlent, se répondent comme les membres d’une même famille. On y retrouve les différents jeux de kora du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée, du Mali et de la Sierra Leone ; Le xalam ; les balafons malinké et balante ; les flûtes peulh, diola et sérère ; le riti peulh ou sérère ; le bolong ; la corne et les différentes percussions.
Quant aux instrumentistes, choisis parmi les descendants des grandes familles de griots, ils sont les meilleurs du pays.
Chanteuses, chanteurs, instrumentistes sont tous là, dans leurs boubous chatoyants, et nous, spectateurs, l’oreille tendue, sommes impatients d’entendre monter de la scène tous nos airs préférés ; Del Doylou de Daro Mbaye ; Tambacounda de Sara Ba et Fatou Talla Ndiaye.
L’Ensemble lyrique traditionnel conjuguant culture et tradition, concrétise avec bonheur la décentralisation de l’action culturelle prônée et définie par le gouvernement du Sénégal.
Site internet : http://www.sentoo.sn/sorano
Annuaire de la Compagnie du Théâtre national Daniel Sorano
Mis à jour le 13 septembre 2004
|